* Chloé, si tu passes par là, spéciale dédicace*

bibiphoqueOuais, donc en fait Bibi phoque c'est le surnom de Jaïr (enfin le surnom que je donne à Jaïr), le barbe arabe blanc avec son museau et ses yeux noirs, sa fourrure blanche dont il commence à se parer et ses petites poignées d'amour... Enfin Jaïr, Bibi phoque, même combat quoi!

Attention, cela dit! Plus rien à voir avec le gros poney qu'il était voici 3 mois. Sieur Jaïr a bien bossé tout l'été, son dos s'est remonté et renforcé, il commence à se tendre très correctement, ses "rapatapatap" de petites pattes qui tricotent se sont cadencés, ralentis, allégés... Non vraiment, il commence à faire un cheval d'école tout à fait acceptable, et franchement adorable. Jaïr, c'est la bonne pâte, l'assurance-vie absolue. Et un tape-cul incomparable.

Car oui! tel était l'objet de la séance d'aujourd'hui! La mise en selle, et pas n'importe laquelle. Au galop, je vous prie! Après une détente rapide au pas et au trot vers l'avant, pour éteeennnndre la bête et surtout réveiller l'âme guerrière (bien enfouie) du Bibi, on a retravaillé les départs au galop, et le fonctionnement de l'assiette. Leitmotiv régulier dans mes cours depuis maintenant... allez, 2 mois et demi, 3 mois, j'ai eu beaucoup de mal à trouver ce qu'était le LIANT de l'assiette. L'accompagnement sans cirer le fond de mon siège avec mon pétard, sans battre des jambes comme si c'était des ailes, avec un dos fort, des ischions plantés, un bassin qui suit le mouvement, un rein qui s'articule, des coudes qui suivent le mouvement du balancier... "Euuuuh-lô!" comme on dit t'cheu nous en Normandie! C'est vraiment compliqué, beaucoup plus compliqué que le trot, qui somme tout est très binaire. Bah ouais, un-deux-un-deux-un-deux, comme en musique quoi.

Bref. Donc, j'ai enquillé quelques départs vaguement moisis pour me mettre en jambe, pas mal c'est un peu mieux que mal mais c'est pas complètement ça. Puis y en a un qui est plutôt bien passé, du coup le suivant a été un dégueulis monumental. L'important? c'est pas de faire partir le cheval au galop. C'est de galoper soi-même, dans sa tête. Tu veux galoper? tu penses galop, et tu galopes. Les aides finalement, c'est assez secondaire, que tu places la jambe extérieure en isolée, que tu avances la jambe intérieure, que tu cries "MOUTARDE!" ou que tu mordes l'oreille de ton bourrin, finalement... c'est que des codes. Alors évidemment, chez Thierry le départ est codifié ; mais pour être adapté à ce qui semble logique par rapport au cheval (comme pour tout). On place les jambes, on les serre, tout en engageant le bassin vers l'avant et en dégageant la fesse extérieure pour permettre au premier postérieur de venir passer sous la masse. Mais finalement, ce que j'ai compris de ma séance, c'est que c'est pas tant ça qui est important, du moment où tu intériorises le mouvement ; c'est le MENTAL. Ha! je commence à comprendre. Résultat ? les deux derniers galops ont été bien meilleurs que tous ceux que j'avais pu faire jusqu'à présent. Pas d'énervement, pas d'abattement, juste une volonté ferme et limpide de prendre le galop. Et clairement, je me suis sentie bien dans cette allure qui jusqu'à présent me laissait physiquement perplexe. Bon je dis pas que je galope comme un centaure ou même Diane Chasseresse, mais c'était mieux. Clairement.

 

PS : je n'ai toujours pas récupéré la vidéo du cours précédent, veuillez m'en excuser pour tous ceux qui demandaient le quoit'esse des HED EED et tout le tintouin.